Un hackathon pour des territoires désirables

Les 1e et 2 juillet derniers, Passagers des Villes et Urban Project avaient réuni une trentaine de participants venus de tous horizons pour réfléchir collectivement à ce qui ressemble aujourd’hui à un point de blocage : comment donner corps à l’ambition politique de la re-territorialisation ? C’est-à-dire comment donner envie d’habiter, d’utiliser ou d’investir des lieux qui sont aujourd’hui peu attractifs, pour diminuer la pression sur les métropoles ? Quelle programmation pour quel public et quel modèle économique ?

Dans le magique hôtel Tourette à Parentignat (63) – symbole parfait de la thématique puisque sans usages depuis quelques années, dans un bourg vivant de la proximité avec Issoire – les participantes et participants ont planché sur 5 sites : une gare de la Métropole lyonnaise – un immeuble délaissé à Montluçon – un bâti dégradé en centre-village de Craponne-sur-Arzon (43) – un espace commercial à l’abandon à Epagny (74).

Sur ces territoires et problématiques très diverses, nous avons demandé une approche commune – fondée sur ce qui nous semble essentiel dans nos façons de faire, vivre et penser l’urbanité :

  • Que la proposition apporte quelque chose à son milieu ( contribution du projet à son environnement, dans un sens large : écologique, économique, social, tout ça à la fois… )
  • Que la proposition permette de répondre à l’une des questions suivantes  : est-ce qu’un citadin viendrait là ? Est-ce qu’une péri-urbaine viendrait là ? Est-ce qu’un agriculteur / un porteur de projet viendrait là ? 
  • Que la proposition s’inscrive dans une logique imaginaire ou une logique de court terme 
  • Que la proposition provoque l’attachement : le désir d’habiter, le désir d’investir ou de s’investir, le sentiment d’appartenir à un lieu identifié, d’appartenir à une communauté, etc. Cela peut être par l’esthétique, par ce qui se passe sur le site, par la capacité à se l’approprier, etc. 

Des propositions aux formes variées, de la maquette au mini-métrage, de la joie, de la danse et beaucoup de réflexion plus tard, le collectif « Les Jean » était né, du prénom du propriétaire de ce lieu enchanteur. Au-delà des réelles complicités intellectuelles crées lors de cet événement, l’envie est désormais forte et partagée de faire vivre ces moments de rencontre, indispensable à une réinvention des territoires.

Les résultats de ce premier hackathon feront bientôt l’objet d’une restitution auprès des cercles décisionnaires, afin de faire circuler les bonnes idées !