A Bourges, faire évoluer les mobilités

En parallèle des études de restructuration des réseaux de bus urbains et des cars régionaux, le syndicat des transports de Bourges Agglomération- Agglobus – a confié à Passagers des Villes, Citec et Artelia, une mission au coeur des enjeux actuels de changement des pratiques de mobilité. Il s’agit de retravailler le fonctionnement et l’insertion urbaine et paysagère des gares routières actuelles qui ponctuent la ville, pour faciliter les usages des transports en commun et donner une plus grande place à la marche et au vélo, afin de sortir du « tout voiture ».

Aujourd’hui, la gare ferroviaire et les différents nœuds de transport sont très routiers, et ne favorisent ni la lisibilité, ni l’agrément, ni la fluidité des parcours entre les modes de déplacements et vers la ville patrimoniale. AggloBus souhaite en repenser les complémentarités :

  • à  la gare, en entrée de ville, la densification des flux entre le centre et le nord de la ville
  • sur le secteur Gionne-Baudens, au sud : une vocation de proximité pour les usagers des équipements (collèges, lycées) et les habitants du quartier
  • sur le secteur Europe-Séraucourt : une entrée de ville culturelle et historique accueillant des arrêts de bus urbains dans un espace public repensé au seuil de l’hypercentre
  • sur le secteur Prado : une gare routière insérée dans la ville et le paysage

L’agence se penche donc sur ces quatre lieux stratégiques de la mobilité à Bourges, pour rationaliser les déplacements des usagers, faciliter les transitions vers la ville et entre les différents modes, avec un angle d’attaque : inscrire ces lieux fonctionnels dans la ville, résolument. Nous faisons le pari d’étendre le service rendu par ces espaces de transit, pour  en faire des espaces d’agrément, contribuant au confort urbain, à l’intensité de la ville-centre et à l’adaptation de la ville et des pratiques au changement climatique.

Nos premières réflexions visent toutes à ouvrir le champs des possibilités de mobilité, pour contribuer aux changements d’usages, pour une vie urbaine plus douce, plus respectueuse de tous.

  • Pour la gare, transformer le giratoire en « place de la Gare »
Faire du secteur gare un « véritable » pôle d’échanges multimodal : augmenter l’offre de services et intensifier les rez-de-chaussée, ouvrir la gare vers le centre-ville par les parcours et les perspectives, donner de la place au piéton et au végétal.
  • Pour le secteur Gionne Baudens : faire de l’avenue un véritable parvis
Le secteur Gionne-Baudens devient un pôle de proximité au service des scolaires et des habitants du quartier : en rapprochant les transports des équipements, on gagne de l’espace pour conforter les usages piétons et vélos et pour les espaces plantés. L’avenue passante s’apaise, pour desservir le futur éco-quartier.
  • Le secteur Europe Séraucourt : dévoiler une véritable esplanade, porte d’entrée vers l’hyper centre-ville
Pour le secteur Europe Séraucourt, redonner de l’urbanité à la mobilité : en optimisant les quais bus, l’espace piéton se libère, la place de la voiture se minore et les parcours sont facilités vers l’hyper-centre. La perspective vers le château d’art et le centre historique est dévoilée et confortée par le réaménagement de la place de l’Europe et la présence renforcée du végétal.
  • Le secteur Prado : transformer le parking bus en promenade paysagère
Le renforcement des autres espaces, notamment la gare, offre de nouvelles perspectives pour le secteur Prado : les quais bus et les offres de services sont redimensionnés pour correspondre aux usages, la priorité est donnée aux piétons et au paysage : le canal du Berry est mis en valeur et le parcours vers la confluence entre l’Auron et le canal de Berry permet de structurer l’aménagement du quartier.