L’agence accompagnera le NPNRU d’alès

Après avoir co-construit le plan-guide et le projet de rénovation urbaine servant de base au conventionnement avec l’ANRU ( voir ici ), Passagers des Villes – avec les paysagistes de Némis – accompagnera le projet dans son passage à l’opérationnel, tout au long de sa mise oeuvre.

Le périmètre de projet, vaste, englobe un ensemble de secteurs empreints d’identités : de Tamaris jusqu’au Faubourg du Soleil en passant par Prés Saint-Jean, sept secteurs aux couleurs et enjeux variés.

Extrait du plan guide (c) Passagers des Villes

Le plan-guide conçu par l’agence définit les grandes intentions urbaines de chacun des secteurs et leur assemblage au service d’une stratégie d’ensemble cohérente visant une nouvelle intensité urbaine et un retour à la simplicité et au confort du quotidien. Différents points d’appui ont été mis en avant – qui devront servir de ligne conductrice pour les futurs maîtres d’oeuvres :

  • Les déplacements au quotidien : s’appuyer sur l’existant et hiérarchiser le statut des espaces publics et des modes doux
  •  La valorisation paysagère : qualifier le paysage pour révéler l’identité de chaque quartier, leur procurer aménités et usages, assurer les équilibres environnementaux et prévenir des risques hydrauliques
  • La mixité des fonctions urbaines : glisser d’une ville polarisée (secteur mono- programmatique) à une ville hétérogène avec des secteurs pluridisciplinaires.
  • La gestion des espaces extérieurs : clarifier les domanialités et réfléchir au devenir du foncier. Définir des modalités de gestion afin de garantir la pérennité de ces espaces vivants.
  • La densité et la forme bâti : transformer l’image et produire de la variété dans les typologies de logement (démolition et nouvelles constructions).

L’ajustement et la juste combinaison de ces différents leviers contribuent à faire exister les singularités de chacun des sept secteurs pour qu’ils puissent offrir des choix de vie singuliers dans l’agglomération et couvrir le champ des possibles en termes d’usages, en termes d’images, en termes d’activités – sans se faire concurrence évidemment.

Tamaris : tranquille mais isolé géographiquement au nord d’Alès, il est nécessaire d’améliorer son accessibilité en retravaillant et en sécurisant l’espace public. Ce travail s’accompagne d’une volonté forte de revaloriser les équipements existants ainsi que le parc social.

Cévennes Mont-Bouquet : fort du travail déjà réalisé dans le cadre du PRU1, il s’agit de poursuivre les efforts au nord et au sud de ce quartier notamment sur le parc social dysfonctionnant. Afin d’accompagner une trame viaire déjà clarifiée, un travail ambitieux sur les modes doux est nécessaire. Enfin, dans ce quartier très minéral une réflexion autour des trames vertes accompagne l’ensemble.

Prés Saint Jean : ce quartier a vocation à devenir une vraie centralité à l’échelle d’Alès. Le dégagement d’un tènement de plusieurs hectares suite aux démolitions massives validées dans le protocole de préfiguration offre une surface propre à l’implantation de nouvelles constructions. Cet emplacement de choix est l’occasion de développer une forte mixité programmatique ainsi que des espaces paysagers actifs de qualité (parcs, jardins, esplanades, squares, potagers…). Enfin, l’enjeu de poursuite et d’accompagnement des travaux entamés lors du PRU1 (clarification de la trame viaire et réhabilitations sur le nord du quartier) doit permettre de renforcer la place des modes doux, la présence du végétal et l’ouverture sur la ville et le paysage.

Rénovation : ce quartier particulier, en continuité du centre-ville, peine à en faire pleinement partie. Il souffre d’une image désuète des années 50 avec notamment la dalle de la Grande Rue Jean Moulin. Il jouit pourtant d’une position idéale, entre Gardon et hyper-centre, qu’il faut affirmer avec l’axe Grand Rue Jean Moulin. Cet axe, au travers de différents leviers (démolition de la dalle, modification du profil et réhabilitation entre autres), a l’ambition de devenir une rue majeure du centre-ville, accueillante, vivante et urbaine.

Rive Droite, Cauvel et La Royale : ces trois quartiers possèdent une identité propre, pour autant ils sont tous proches du Gardon et leurs ambitions sont semblables : renforcement des modes doux par le prolongement de l’aménagement des berges du Gardon et réhabilitations des résidences sociales.

Les Faubourgs du Soleil et Rochebelle : bénéficiant de l’aspect typique d’un faubourg, ces deux quartiers ont pour vocation de devenir les portes d’entrée d’un hyper-centre étendu dont ils doivent faire partie. La déqualification des espaces publics ainsi que l’état général médiocre du bâti font de ces quartiers une priorité. Le premier levier porte sur une requalification forte des espaces publics (en valorisant les modes doux et introduisant de la végétation). Le second propose une intervention d’envergure sur l’habitat (réhabilitations lourdes, curetage, démolitions reconstruction etc).