Rilleux-la-pape, secteur des Alagniers, nouvelle mission d'architecte en chef en secteur NPNRU

Bien longtemps après avoir travaillé sur le secteur du Mont-Blanc, l’agence retrouve le QPV de la Ville nouvelle de Rilleux-la-Pape, cette fois-ci pour une mission de conception et d’architecte-urbaniste en chef de la future ZAC des Alagniers (28 ha).

Rilleux-la-Pape compte 50 % de sa population domiciliée dans le Quartier Prioritaire de la politique de la Ville (QPV) de la Ville Nouvelle. De par sa taille, sa démographie, son positionnement, le quartier en QPV ne constitue pas un quartier périphérique de la ville mais plutôt sa centralité. Il représente également une articulation entre la ville-centre et la plaines de l’Ain, une situation géographique particulièrement intéressante et avec un fort potentiel d’attractivité. Dans ce contexte, le quartier des Alagniers a été construit dans les années 70 pour répondre aux besoins massifs de logements. 1600 logements majoritairement sociaux composent ainsi un paysage de barres et de tours, formant des îlots complexes et renfermés. Le quartier connaît donc les dysfonctionnements urbains « classiques » des secteurs NPNRU : mauvaise image, cadre bâti vieillissant, circulation et repérages complexes – et des dysfonctionnements sociaux liés à la paupérisation et au manque de mixité.

Cependant, les atouts sont également nombreux : une bonne desserte en transports en commun, des espaces végétaux nombreux et bien entretenus, des équipements publics fonctionnels et rassembleurs, présence de commerces de proximité, un secteur en mutation à proximité, une vue sur les Alpes depuis certains bâtiments.

Avec une équipe solide et inventive, composée de Tribu, In-Situ, Alto-Step, EcoTEM et CFAU ( Cécile Fourneron), nous nous lançons dans une mission d’architecte-urbaniste en chef et d’AMO QEU/QEB qui vise à travailler un projet urbain et à assurer la qualité tout au long de l’opération de rénovation urbaine.

Nos premières pistes nous portent sur les questions d’uniformité du bâti, de clarification du maillage viaire, de relation au grand paysage et à la ville « classique » avoisinante, de « juste place » de la voiture … tout en mesurant bien les apports de l’existant. Quand les logements des années 70 incarnaient une forme de modernisme, l’espace, la lumière, le confort : comment inventer un habitat moderne en 2020 ? Quand le paysage présent est mis en valeur par le futur parc linéaire et quand la géographie, entre rebord de plateau et balmes, offre de belles qualités, comment réinventer la relation entre chez soi et la rue ? Comment donner sens à une ville du XXIe siècle ouverte, à l’air libre, espace de bien être comme d’activités ? Et quand de nombreuses démolitions et reconstructions sont prévues, alors même qu’existe aujourd’hui une forme d’investissement des habitants, comment offrir la possibilité de sociabilités nouvelles ? D’usages nouveaux ?

Dans une double temporalité, entre temps court pour répondre aux besoins immédiats, enclencher un cercle vertueux et tester de nouvelles façons de faire – et temps long permettant d’installer un paysage véritablement différenciant, une offre à part dans la Métropole, nous nous enthousiasmons pour ce projet de ville fertile, inventive, ouverte. Démarrage prévu début avril !