De retour aux Minguettes / Clochettes

L’agence vient de remporter un nouveau marché d’étude urbaine et d’urbaniste en chef pour le secteur NPNRU entre Vénissieux (les Minguettes) et Saint-Fons (les Clochettes), prolongeant aussi son investissement sur ce territoire que les Passagers connaissent bien et accompagnent depuis le protocole de préfiguration.

Avec nos partenaires Big Bang, AAMO, Hank, Foncéo-Citéliance, Artelia, Cronos et Maison G, nous nous attacherons à approfondir le projet urbain pour l’emmener vers l’opérationnel, dans une logique de cohérence urbaine renforcée et de complémentarité avec le grand territoire. Entrée sud de l’agglomération, le territoire et sa dynamique sont en effet indissociables de l’échelle métropolitaine de réflexion et de projet.

Si l’armature urbaine générale du projet Clochettes-Minguettes est contenue dans la Convention NPNRU, il reste à affiner de nombreux aspects programmatiques et morphologiques (bâti, espace public…) pour préparer l’échelle opérationnelle sur de nombreux secteurs (Y.Farges, Anneau des Parcs, Darnaise…).

Aperçu rapide de notre approche, à déployer au fur et à mesure de cette mission qui débute à peine.

En termes de composition d’ensemble, le travail sur les continuités urbaines poursuivra l’objectif d’arrimer les quartiers du plateau au Pôle Gare de Vénissieux et au coeur de ville, ainsi qu’à la centralité de Saint-Fons – Arsenal Carnot-Parmentier et de les renforcer. Le travail sur la programmation comme levier d’attractivité – donner envie de venir ou de rester – se réfléchira également à une échelle élargie, communale et métropolitaine : arrivée de la ligne A8 comme levier de désenclavement, articulation de l’offre économique avec celle de la Vallée de la Chimie, inscription de l’Anneau des Parcs dans la trame verte et bleue offerte par le parc de Parilly, les Grandes Terres ou la place Léon Sublet à Vénissieux.

Nous miserons d’ailleurs résolument sur les espaces publics comme vecteurs de confort au quotidien et de rencontres nouvelles à inventer. Ainsi la place du marché, l’Anneau des parcs, le boulevard Yves Farge et la rue de la Rochette constituent autant de leviers pour accompagner la transition vers un « habiter autrement ». Au-delà de se loger, il s’agit également de vivre ensemble, selon des modalités qui ne vont pas manquer d’évoluer fortement, au regard de l’objectif de mixité sociale. Par exemple, comment la sociabilité quasi familiale et la co-veillance vont-elles pouvoir s’adapter aux résidentialisations fermées des nouvelles opérations immobilières? En ce sens, l’accompagnement des futures opérations d’ensemble (type ZAC) sur le périmètre sera essentiel pour conserver la qualité urbaine et atteindre les objectifs initiaux que nous nous sommes fixés.

Nous chercherons également à intégrer la dimension artistique comme levier de la cohérence du territoire et du renouveau de son attractivité : elle permet la formulation d’une identité commune, l’implication des différents acteurs du territoire et l’écriture d’une ville inclusive.

Enfin, nous souhaitons travailler sur la notion de repérage et de différenciation des espaces. En effet, l’emprise de 250ha du projet urbain et la répétitivité des modèles bâtis a induit une banalisation du paysage bâti et de fortes difficultés d’orientation que chaque intervention, qu’elle soit bâtie, paysagère ou artistique devra participer à améliorer. 

L’ensemble de ces enjeux nous poussera également à réinventer en profondeur les manières de consulter et faire participer les habitants et les acteurs de terrain du territoire. Notre rôle, en tant qu’urbaniste en chef pourra être à la fois de coordonner l’ensemble des actions de concertation et d’animation autour du projet, qui sont portées par les acteurs de la proximité et de transmettre cette culture de la concertation aux maîtres d’oeuvres urbains, aménageurs et promoteurs en charge des réalisations opérationnelles.