Et si l’on franchissait le lac Léman ?

En pleine réflexion sur la Métropole ferroviaire du Grand Genève, Passagers des Villes – avec ses partenaires de CSD (environnement), RGR (mobilité), AAMO (montage opérationnel) et LMAU ( urbaniste local ) – vient de remporter une mission hors norme sur ce même territoire.

A la demande du Canton de Genève et pour faire suite à la votation citoyenne du 5 juin 2016, notre groupement doit étudier les impacts urbains, environnementaux et de mobilité, d’un éventuel bouclement autoroutier du contournement de Genève, incluant la traversée du lac Léman, par un ouvrage en tunnel – pont – tunnel.

Traversée du Lac – Une vision de l’architecte Calatrava en 2017 (c) Calatrava – Extrait de l’exposition « Franchir la Berge » – CAUE du Rhône

Le Grand Genève, agglomération transfrontalière à la dynamique très forte, pourrait accueillir selon les scénarios, de 260 000 à 360 000 habitants de plus. Les déplacements supplémentaires engendrés viendront s’ajouter à la pression existante sur les modes de transports actuels, malgré la mise en oeuvre progressive du Léman Express ( le tram-train transfrontalier ). Le bouclement autoroutier pourrait donc être considéré comme une solution complémentaire en vue de décongestionner le territoire, de pacifier les centres d’agglomération et d’améliorer la qualité de vie de tous les métropolitains. Le principe de traversée du lac est ainsi intégré aux documents de planification du Grand Genève.

Scénario préférentiel en cours de réflexion pour le contournement autoroutier – en combinaison avec le réseau existant

Notre mission porte donc un triple enjeu :

  • Etudier les impacts et les conséquences du scénario de bouclement autoroutier à l’échelon local et en faire valoir l’intérêt stratégique à l’échelon confédéral
  • Mettre en musique une gouvernance complexe à différents échelons du projet genevois.
  • Déployer une vision prospective sur le territoire métropolitain transfrontalier, dans un contexte de changement sociétal et environnemental. Le Grand Genève s’est engagé dans un objectif de réduction de 60% des gaz à effet de serre d’ici 2030… Ces deux ambitions sont-elles compatibles ?

Réunion de démarrage le 2 décembre pour une mission d’étude d’impact sur la première année de mission. Une traversée intense et à toute vitesse !