Plaisance, le paysage du quotidien au coeur de la Métropole nantaise

Le quartier Plaisance, sur la commune d’Orvault, est une véritable porte d’entrée paysagère depuis Nantes et vers la vallée du Cens et la vallée de la Chézine. Ce cadre paysager se retrouve en plein coeur du quartier, traversé par une « coulée » verte, qui semble constituer le principal lieu de rendez-vous, de convivialité et de fierté aussi, des habitants. Autres atouts majeurs pour ce secteur composé à 45% de logement social : d’une part les écoles de rattachement sont situées en bordure de quartier, permettant une mixité de fait. D’autre part, la proximité des arrêts de tramway desservant des équipements d’échelle communale ou métropolitaine et les voies de circulation, en font un quartier traversé, pas du tout enclavé. Alors, rien à changer à Plaisance ?

L’équipe de Passagers des Villes (avec Artelia et Sennse) a été retenue en mai 2019 pour proposer un projet urbain partagé avec les habitants afin d’emmener le quartier vers encore plus de qualité et de simplicité au quotidien. Avec les usagers et en assemblant les différents projets thématiques (habitat, commerces) portés par Atlantique Habitations et Nantes Métropole,  il s’agit donc de fonder une nouvelle vocation urbaine pour le quartier dans la ville et la Métropole et de renforcer – tout simplement, mais ça n’est pas si simple – le plaisir de vivre а Plaisance.  

Nos premières observations et rencontres avec les « plaisanciers » nous ont ainsi permis de pointer des pistes d’amélioration : le centre commercial d’entrée de quartier ne fonctionne pas très bien et bloque les vues, le parc de la Godinière à proximité immédiate n’est pas accessible par l’intérieur du quartier, les grands logements sont concentrés dans deux immeubles qui sont séparés du reste de Plaisance par une voirie très marquée, tous les équipements et activités structurantes sont situées à l’extérieur. 

Plaisance, première étape d’une ville-parc ?

Si l’étude débute à peine, nous fondons notre approche sur une première intuition issue de la concertation. Nous proposons de déployer un paysage actif, porteur d’activités, support d’usage, fondateur de la forme urbaine du quartier, créateur de liens entre les habitants comme avec la ville et la Métropole. Le grand paysage des vallées de la Chézine et du Cens se prolongent ainsi par la désormais fameuse « coulée verte », qui devient le coeur battant de Plaisance. C’est autour de cet espace préservé et vivant que se réorganisent les commerces d’entrée de quartier, les voiries, les logements neufs permis par la démolition de l’un des bâtiments, les nouveaux rez-de-chaussés d’activités, les traversées nord-sud et est-ouest. Une énergie en proximité, un lieu de fraîcheur aussi, où la voiture trouve une place raisonnée, où les habitants peuvent s’investir et/ou se détendre. Un plaisir de ville а échelle humaine, ouvert sur son environnement et participant pleinement а un environnement urbain durable : l’ambition paraît évidente, la mise en oeuvre devra l’être tout autant. Voilà notre défi pour les prochains mois.