Je veux un logement à habiter !

 

C’est le manifeste porté par le nouveau numéro de notre revue Passages. 

Nous le voyons fleurir dans les interrogations des collectivités comme des promoteurs, le  « logement innovant » est définitivement à la mode. Et donne lieu à une forme de novlang autour des nouvelles technologies, du modulaire (ou modulable), du partagé, etc.  Nous participons par ailleurs à de nombreuses réflexions sur l’attractivité résidentielles dans les territoires distendus. Nous faisons face au mal logement dans nos projets de renouvellement urbain. Et comme nous n’aimons nous contenter du constat, nous nous sommes interrogés sur le fait d’habiter, au-delà de seulement se loger.  Qu’est-ce qui fait que l’on se sent « chez soi » ? Qu’est-ce qui fait qu’un campement peut être plus investi qu’un appartement dans une ZAC neuve ? Que recherche-t-on quand on cherche un appartement ou une maison, à louer ou à acheter ? Que nous disent ces questions d’ancrage ou de non ancrage sur l’évolution de nos sociétés ? Et sur le marché immobilier ?

Ces questions nous interrogent inévitablement sur nos métiers d’architecte, d’urbaniste et de paysagiste : comment agir sur le logement et ses espaces connexes pour que le sentiment d’habiter soit accessible à tous, que l’on aspire à la sédentarité ou pas ? Pour que chacun-e ait la liberté d’habiter où et comment il ou elle le souhaite à toutes les échelles, depuis son logement à un territoire plus étendu, et dans sa communauté ? Au carrefour de nos pratiques, le logement ne peut plus être vu comme une donnée matérielle brute, mais comme le pivot central de notre manière d’habiter un territoire. Evidemment, pas de réponse univoque dans Passages. Ce deuxième numéro propose de démêler la pelote d’un sujet aussi complexe que passionnant, pour contribuer plus fortement à un « habiter » accessible à tous.

Feuilleter Passages n°2 ici

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Le 30 septembre dernier, les Passagers ont ouvert le débat lors d’une matinée d’échanges, en présence de Bérengère Bouvier, directrice d’agence de Bouygues Immobilier et de Philippe Gargov, fondateur de l’atelier de prospective Pop Up Urbain et d’une salle attentive et bien remplie.

A lire : les actes du débat – A voir : les photos du petit-déjeuner

 

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