Le logement innovant au service de l’attractivité résidentielle ?

Dans la continuité des réalisations engagées sur la ZAC de Châteaucreux depuis 2007, l’EPASE (Etablissement Public d’Aménagement de Saint-Etienne) a animé différents réflexions afin d’enrichir le projet. Parmi les thématiques, la question de l’attractivité résidentielle a été abordée. Dans ce cadre, Passagers des Villes a été invité par l’EPASE à réfléchir à l’offre de logement dans un marché distendu tel que le marché stéphanois.

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Quand la réalité montre que les ménages préfèrent, comme dans beaucoup de villes moyennes, habiter en périphérie, dans une maison à la campagne, quand les logements neufs en centre-ville sont peu nombreux et au même prix qu’un logement individuel dans le périurbain, quand l’ancien est très bon marché mais très peu entretenu, comment réussir la reconversion urbaine des secteurs stratégiques de Saint-Etienne en donnant envie de venir y vivre?

Nous réservons évidemment nos solutions miracles à l’EPASE, mais nous pouvons d’ores et déjà faire part de quelques uns des sujets abordés :

  • Compléter l’offre avec du locatif : donner le choix, attirer des populations plus mobiles, plus jeunes ?
  • Continuer à interroger les frais financiers liés à la promotion : quid du crowdfunding ? du participatif à grande échelle ? de la séparation entre nue propriété et usufruit ?
  • Diversifier l’offre : de l’atypique – du classique – des typologies évolutives – du lot libre ? Et pour ce faire, laisser une plus grande liberté au concepteurs et opérateurs ?  Comment oser l’intelligence collective ?
  • Proposer des aménités en dehors ou en plus du logement : comment donner envie ?
  • Interroger les procédures : dépasser la ZAC et son obligation d’équilibre financier?
  • Prendre en compte la dimension affective et psychologique du logement : quels leviers de réassurance pour ce qui est considéré comme un placement financier ?

Ces envies partagées apparaissent de plus en plus comme une nécessité pour ce qui relève d’un enjeu de société puisque le désamour pour les centres-villes engendre à terme, un manque de cohésion et de sociabilité et contribue à la non-durabilité de nos modes de vie.

Nous en sommes tous conscients, alors à quand une vraie révolution de nos modes de conception, de financement et de production du logement ? L’attribution du prix Pritzker à Alejandro Aravena pour ses projets emprunts de responsabilité sociale et attentifs aux besoins, aux possibilités comme aux usages, constitue peut-être un premier signe…